Partir jouer de l’autre côté de l’Atlantique avec un live électronique, c’est d’abord un casse-tête de valises. Voici ce que j’ai appris en dix jours de route entre Montréal, Québec et le Saguenay.
Voyager léger
Le modulaire complet ne prend pas l’avion. J’ai monté une version réduite : un seul boîtier, douze modules, et un piano loué sur place à chaque date. Chaque soir, il fallait réapprendre un instrument en une heure de balances.
Le public
On m’avait prévenu : au Québec, on écoute. Dans une église de Chicoutimi, trois cents personnes ont tenu le silence pendant les quatre premières minutes, avant d’exploser à la première pulsation.
Le piano avait passé la nuit dans un camion à moins quinze. Il sonnait comme un instrument ancien. J’ai gardé l’enregistrement.
Un mini-documentaire de la tournée arrive sur YouTube en décembre.



