Il y a un an, j’avais quarante maquettes et aucune envie de les enregistrer proprement. Alors j’ai fait l’inverse : trois nuits au studio, le piano au centre, les synthétiseurs branchés en direct, et l’obligation de garder la première prise qui me plaisait.
Pourquoi la nuit
La nuit, le quai se tait. Plus de camions, plus de téléphone. Le piano sonne différemment, ou c’est moi qui l’écoute autrement. Les dix morceaux de l’album ont été joués entre 23 heures et 5 heures du matin.
Garder la première prise, c’est accepter que l’album ressemble à une soirée plutôt qu’à une vitrine.
Le dispositif
- Un piano droit préparé avec du feutre et quelques pinces
- Deux micros à lampe au-dessus des cordes
- Un synthétiseur modulaire qui écoute le piano et lui répond
- Aucun métronome : les morceaux respirent à leur rythme
Le résultat sort le 14 novembre en numérique et en vinyle. Je le présenterai sur scène le soir même au Stereolux.



